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La PNL, la clé pour enfin lâcher prise

ProtonPro,
Par Denise Pion
31 Octobre 2019

On a tous besoin de lâcher prise vis à vis de nos activités mentales, de nos attentes envers nous-même, envers les autres et la vie elle-même. Laurent Lacherez, français expatrié au Canada est coach professionnel certifié post-maître PNL. Il accompagne ses patients dans un lâcher prise général, nous avons voulu comprendre comment !

 

Laurent s’est lancé à son compte en 2004 après avoir obtenu sa certification. Au fil des années, il s’est spécialisé en prévention de l’anxiété et de la dépression chez l’adulte. Il propose un service d’accompagnement aux adultes pour travailler sur de l’anxiété généralisée, des troubles du sommeil, des attaques de panique, de l’épuisement professionnel et une dépression. 

 

Afin de partager son expérience professionnelle au plus grand nombre, il a publié plusieurs guides pratiques aux Éditions Le Dauphin Blanc, qui offrent des outils sous forme d’exercices. “L’art de lâcher prise”, “La promesse” ou “L’anxiété, comment s’en sortir”, sont des références dans le domaine.

Quelles ont été vos motivations pour exercer ce métier ?

 

Mon entourage a toujours apprécié mon empathie et mon écoute. Quand j’étais adolescent, mes amis se tournaient naturellement vers moi pour me faire part d’un problème ou rechercher un conseil. Cela traduit sans doute mon profond intérêt à comprendre mes semblables. J’ai donc tout naturellement opté pour des études en relation d’aide. 

 

Ce qui me passionne le plus dans mon métier, c’est la relation humaine qui s’installe lors d’un coaching. C’est d’avoir le privilège d’accompagner des gens qui cherchent à améliorer leur vie, de les voir grandir, évoluer et devenir plus autonome. J’aime comprendre comment les gens pensent et voir le monde. Je trouve cela extrêmement enrichissant.Le métier de coach exige une grande ouverture d’esprit et un profond respect dépourvu de jugement. La relation de confiance qui s’installe offre alors au client un espace d’écoute, de partage et de compréhension qui brise souvent un sentiment de solitude.

 

Laurent Lacherez, que vous apporte le bouddhisme ?

 

La pratique de la méditation m’a conduite à étudier le bouddhisme. Je n’ai jamais été croyant en un Dieu, quel qu’il soit, mais ici, il s’agit d’une philosophie de vie. Les principes et les valeurs qu’elle contient sont plein de sens et pratiques. En d’autres termes, le bouddhisme offre des solutions à de nombreux problèmes contemporains. J’oserais même dire qu’il s’agit d’une philosophie du bonheur. Non pas d’un bonheur égoïste car le véritable bonheur se trouve dans le partage.

 

Le bouddhisme m’apporte une meilleure compréhension de la vie et plus de recul dans les moments difficiles. La vie est précieuse, toute forme de vie. Et elle est si éphémère. La vérité que nous n’avons aucune garantie et nous ignorons tous combien de temps nous allons vivre. Tout être humain cherche à être heureux, chacun à sa façon. Le bouddhisme a contribué également à améliorer mes relations interpersonnelles. Mon regard sur autrui est différent. Les notions d’amis, d’ennemis et d’inconnus sont relatives car j’ai davantage conscience que nous sommes tous interdépendants. Ma compréhension de la souffrance et du sens de la vie a également évoluée. Tous ces éléments me permettent de développer un plus grand bien-être intérieur et de le préserver au-delà des circonstances. Cela m’est d’une aide précieuse face aux imprévus de la vie.

 

En quoi pensez vous que la méditation peut-elle aider à lutter contre l’anxiété ?

 

C’est grâce à un client que j’ai commencé à m’intéresser à la méditation, il y a une douzaine d’années. Il m’avait à l’époque raconté que cet outil l’aidait beaucoup à réduire son anxiété. Curieux, j’ai effectué une retraite de méditation Vipassana de 10 jours. Depuis, je pratique régulièrement la méditation et j’ai continué à approfondir mes connaissances à travers différentes retraites dans des monastères au Népal et en Birmanie. 

 

La méditation est une approche permettant de mieux se connaître et plus particulièrement de mieux comprendre le fonctionnement de son mental. Vous l’avez sûrement remarqué par vous-même, mais l’esprit est très vagabond. Il est ainsi fait qu’il n’a de cesse de produire des pensées. Il se projette sans arrêt dans le passé, dans le futur, dans des histoires qu’il invente. En méditant, on parvient progressivement à discipliner son mental. Grâce à l’observation et à la concentration, la méditation permet de développer de nombreuses facultés cérébrales tout en diminuant les états négatifs comme la colère, la frustration, l’impatience etc… 

 

En méditant, on créait une distance entre soi et son mental, entre soi et les pensées qui nous traversent l’esprit. Cela permet aux personnes anxieuses de prendre du recul, de réduire l’intensité de l’anxiété et d’être plus rationnel dans la façon d’appréhender les situations. Plusieurs techniques de méditation basées sur la respiration constituent un outil formidable aux personnes anxieuses car l’anxiété affecte la respiration, surtout lors des attaques de panique. La méditation contribue aussi à une meilleure conscience et maîtrise du souffle (inspiration et expiration)..

 

Quelles sont les attitudes qu’il faut éviter de développer pour s’épargner la dépression ?

 

Il y a de multiples causes pouvant conduire à une dépression, mais certaines attitudes ont tendance à se retrouver chez plusieurs personnes. On retrouve notamment, le sentiment que sa vie est vide de sens, une perception négative et pessimiste de la vie, des habitudes de vie souvent malsaines, une tendance à s’isoler, un repliement sur soi, se dénigrer sans arrêt ou laisser les autres nous rabaisser…

 

Il faut arrêter de se concentrer uniquement sur le problème. On a toujours le choix, même dans une situation hors de notre contrôle, on peut décider de notre attitude face à ce que l’on vit. Il faut privilégier des activités et un emploi que l’on aime et en accord avec nos capacités/compétences, chercher de l’aide et parler à des gens d’expériences de ses problèmes.

 

On parle souvent du lâcher-prise comme d’une solution, en quoi l’est-elle ? 

 

Nous vivons à une époque de plus en plus industrialisée et informatisée. Les mots clefs de notre société sont souvent compétitivité, performance et contrôle. Un nombre croissant de personnes utilisent de plus en plus leurs facultés intellectuelles au travail au détriment des capacités manuelles. La conséquence d’une utilisation excessive de notre mental entraîne une sorte de saturation.

 

Une personne capable de lâcher prise s’adapte plus facilement aux imprévus de la vie. Elle est détachée du résultat qu’elle obtient car elle se concentre sur l’instant présent, sur l’action du moment et en retire une grande joie qui se suffit à elle seule. Lâcher prise exige de développer son courage, sa confiance et sa flexibilité pour accueillir la réalité telle qu’elle est au lieu de toujours vouloir la modeler selon nos désirs. En ce sens, le lâcher se révèle souvent une solution à un problème auquel on est confronté avant même d’avoir trouver une solution. Plutôt que de résister à la situation, on adopte une attitude d’accueil, d’ouverture, de curiosité. On reste vigilant face à ce qui se passe de façon à ré-ajuster au mieux ses voiles dans la tempête ! Vous le comprendrez, le lâcher prise n’est pas un état de passivité ou d’abandon. Bien au contraire, il s’agit d’un état d’esprit alerte, curieux, confiant et créatif.

 

Un grand merci à Laurent Lacherez qui nous a donné quelques informations sur son activité de Coach professionnel certifié post-maître PNL.