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Dernièrement, une cliente me confiait, non sans un certain mal à l’aise, son regard sur la vieillesse et sa peur de vieillir.

L’apparition des rides, la diminution de ses capacités physiques et mentales, ainsi que la place qu’occupe les personnes du troisième âge dans notre société sont les aspects les plus inquiétants de cette étape de la vie.
Pourtant, vieillir est inéluctable. Tous, à chaque jour, de manière plus ou moins subtils, nous changeons et vieillissons.

Vieillir, un défi?

Souvent, cela demeure invisible à nos yeux, nous conférant l’impression d’être épargné. Vient un moment où les lois de Dame Nature nous rappellent à l’évidence, souvent lorsque le fameux « coup de vieux » apparaît. Alors, il n’est point possible de nier l’évidence: le corps commence à emprunter une pente descente. Il change!

Comment accepter l’inacceptable? Car tel est le défi que soumet la vie à beaucoup d’entre nous.

Combattre le vieillissement

Il est somme toute futile de s’engager dans ce combat qui au bout du compte, aura raison de nous. Plutôt que de tenter de retarder ou transgresser les règles du jeu de la vie, il est préférable d’apprendre à composer avec afin d’utiliser au mieux les cartes qui sont entre nos mains.

Apprivoiser la vieillesse pour mieux se préparer à mourir ou refuser cet état? Voilà le choix que nous pose la vie, un jour ou l’autre. En ce sens, la peur de vieillir est une occasion unique de nous éveiller à cette réalité et de se familiariser avec elle.

La peur de ce que l’on va devenir

Parfois, la peur de la vieillesse s’exprime par une aversion pour les rides, le contact physique avec une personne âgée, l’odeur particulière, le besoin d’assistance pour des tâches qui ne l’exigeaient pas auparavant. Quel sens est-il possible de donner à la vieillesse?

C’est à chacun de le découvrir car il y va de la qualité de sa fin de vie. Après tout, ne dit-on pas que l’on meurt comme l’a vécu? On dit aussi que bien vivre, c’est bien vieillir. Nos habitudes de vie et notre alimentation y jouent pour beaucoup. Ce n’est pas pour autant une garantie absolue.

Peur de vieillir ou peur de la mort?

Au delà du bilan de vie, de nos réalisations, la vieillesse peut représenter pour certains l’occasion de réaliser encore certains rêves. Il est peut-être encore temps de ne pas sombrer dans les regrets de ce que l’on n’a pas fait.

Souvent, notre regard sur la mort qui approche est voilé par la frustration et la fatalité. Parfois la colère nous empêche de remarquer que ce qui nous effraie encore plus, c’est que les autres nous regarde de la même manière que nous voyons les « vieux ».

Peut être est-ce pour cela que nous préférons ne pas les voir et les éloigner le plus possible d’une jeunesse que l’on désire éternelle?

A chaque génération, sa vision

Pourtant, notre perception est le reflet de la génération à laquelle nous appartenons. Et si la génération future peut profiter des prises de conscience de la génération précédente? N’est-ce pas un premier pas de poser pour une plus grande solidarité inter-générationnelle? Il existe des sociétés où les personnes âgées ne sont pas mises à l’écart…

Il peut alors en découler une meilleure acceptation de sa propre vieillesse en développant une attitude inspirée des expériences vécues tout au long de la vie.

Accepter de vieillir pour ne plus avoir peur

La compréhension et la sagesse acquises au fil du temps peuvent sûrement être d’une aide précieuse pour mieux définir le sens que l’on peut donner à la vieillesse et ce que l’on souhaite en faire.

Vieillir en s’épanouissant au mieux des capacités propres à son âge, en cherchant à composer avec elles plutôt que de se plaindre des contraintes qui en découlent et sur lesquelles nous n’avons pas ou peu de prise.

Cela permettra sûrement de mieux découvrir et apprécier ce que cette phase de la vie contient d’utile pour soi ainsi qu’autrui, et de se sentir plus serein face à la mort. La peur de vieillir devient ainsi plus féconde.

Communiquer avec Laurent Lacherez